Séminaire iVision, Success Story sioniste 🗓 🗺

Organisé par le département des Activités en diaspora de l’Organisation sioniste mondiale (OSM), le second séminaire iVision a réuni quelque 120 Juifs du monde entier à Budapest, du 12 au 14 octobre dernier. Un temps de réflexion
, d’échange et de fierté partagée.

 

iVision2018Après sa première édition en région parisienne, en décembre 2017, iVision, la conférence annuelle « Beit Ha’am » de l’OSM, s’est déroulée dans un autre haut lieu de l’histoire sioniste. C’est en effet dans la capitale hongroise, ville de naissance de Theodor Herzl, que les participants ont été invités à se retrouver autour d’un riche programme d’activités.

 

Accueillis par Gusti Yehoshua-Braverman, directrice du département des Activités en diaspora de l’OSM, et Andras Heisler, président de la Fédération des communautés juives de Hongrie (Mazsihisz), ceux-ci ont suivi avec beaucoup d’attention l’intervention inaugurale de Noam Gershony, ancien pilote de Tsahal grièvement blessé dans un crash d’hélicoptère pendant la deuxième guerre du Liban. Exemple de résilience, le jeune Israélien est non seulement parvenu à se reconstruire, mais il a également décroché une médaille d’or aux Jeux paralympiques de Londres, en 2012.

Après un intermède artistique signé Erez Kaganovitz, auteur d’une série de photographies illustrant la diversité et la vitalité de la population de Tel-Aviv, les hôtes de l’OSM ont marqué l’entrée du shabbat. L’occasion, entre autres, de découvrir la magnifique synagogue Dohány de rite néologue et de flâner dans les rues d’une cité à l’architecture flamboyante.

 

Tout aussi intenses, les deux journées qui ont suivi ont offert aux congressistes un large choix de conférences, d’ateliers et de discussions, ponctuées par une visite du paisible quartier juif de Budapest et une soirée festive israélienne. Les intervenants, dont une large proportion de jeunes leaders, ont notamment témoigné de leur expérience militante, de la Roumanie à l’Afrique du Sud, évoquant leur combat contre l’antisémitisme et le mouvement BDS, leur identité juive et sioniste, ainsi que leur engagement quotidien en faveur d’Israël. Quelle que soit leur sensibilité politique ou religieuse, tous sont convenus de la nécessité de préserver leurs valeurs juives, de renforcer leurs liens avec Israël et de faire preuve de créativité, voire d’anticipation. Forts d’un enthousiasme renouvelé, les participants se sont donné rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle et enrichissante rencontre internationale.

 

Interview, « Nous continuerons de célébrer et de soutenir Israël »

 

Gusti Yehoshua-Braverman, directrice du département des Activités en diaspora de l’OSM

 

Quel est l’objectif d’un tel séminaire ?

Gusti Yehoshua-Braverman : Notre but est d’offrir aux participants de tous horizons de nouvelles perspectives à propos d’un pays trop souvent perçu à travers le prisme du conflit ou des attaques de BDS. Nous devons placer résolument le sionisme au centre de nos préoccupations et trouver des manières de nous engager collectivement.

 

À ce propos, comment définiriez-vous le sionisme aujourd’hui ?

G.Y.-B. : L’idée d’Herzl était que le peuple juif ait sa propre patrie. Cette patrie, nous l’avons obtenue, mais nous ne devons pas considérer les choses pour acquises. Il nous faut garantir notre sécurité, nous assurer que le pays reste ouvert à tous et que les jeunes Juifs n’excluent pas le sionisme de la définition de leur identité. Selon moi, le sionisme aujourd’hui consiste à donner la priorité à Israël, tout en entretenant des relations avec la diaspora.

 

Cela signifie-t-il que le sionisme est au cœur de l’identité juive ?

G. Y.-B. : Il le devrait, mais ce n’est plus toujours le cas de nos jours. Lorsque nous nous battions pour notre survie, que nous étions menacés de toutes parts, tel David contre Goliath, tout le monde nous soutenait. Aujourd’hui, D.ieu merci, nous sommes une nation florissante, mais nous sommes aussi confrontés à une forte montée de l’antisémitisme. Certains Juifs s’imaginent pouvoir y échapper en rejetant le sionisme. C’est une question à prendre au sérieux.

 

Selon vous, l’antisionisme est-il le nouvel antisémitisme ?

Incontestablement. Le sionisme n’est contre personne, il est en faveur du peuple juif. Ceux qui s’y opposent ne disent pas autre chose que ceci : “Vous, les Juifs, ne méritez pas un État, vous me méritez pas de vous défendre.” Le nouvel antisémitisme tient un discours radicalement antisioniste.

 

Comment convaincre la nouvelle génération d’adhérer au sionisme ?

G. Y.-B. : Certains jeunes Juifs estiment que le sionisme relève de l’histoire ancienne. D’autres pensent que s’ils s’abstiennent d’être sionistes ou pro-israéliens, leurs problèmes disparaîtront. Soyons honnêtes : ce n’est pas évident d’être Juif aujourd’hui à l’université. L’affirmer, c’est s’exposer à des attitudes hostiles. Toutefois, grâce à des séminaires tels que celui que nous avons organisé à Budapest, nous permettons à de jeunes Juifs du monde entier de vivre une expérience édifiante, de prendre part à quelque chose de grand, de ressentir leur appartenance à un peuple, de ne plus se sentir seuls. Nous devons élargir le cercle et convier davantage de personnes à nos discussions. Il est aussi primordial de faire venir les jeunes en Israël, afin qu’ils constatent par eux-mêmes ce qu’est réellement ce pays exemplaire où nul n’est obligé de cacher son identité juive.

 

Quelles suites comptez-vous donner à ce séminaire ?

G. Y.-B. : Nous n’allons pas nous arrêter en si bon chemin ! J’aimerais en particulier développer des iVision2018programmes de volontariat de deux mois en Israël pour les jeunes Juifs de diaspora, à l’exemple de ce qui se faisait autrefois dans les kibboutzim. C’est une suggestion parmi d’autres. Le plus important est de s’inscrire dans un processus continu. Nos programmes « Cuisiner en hébreu » ou « L’hébreu Takhless » y contribuent, car on se sent beaucoup plus à l’aise lorsque l’on parle quelques mots d’hébreu. Peut-être pourrions-nous aussi organiser des séminaires dans des villes provinciales. Quoi qu’il en soit, que nous appréciions ou non son gouvernement, nous continuerons de célébrer et de soutenir Israël !

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